Tout
orthophoniste qui exerce son
activité en mode libéral, bénéficie d’une
protection sociale. Le régime spécifique repose sur deux piliers :
- La Sécurité sociale (gérée par la CPAM) pour la couverture maladie et maternité,
- La CARPIMKO, caisse de retraite et de prévoyance des auxiliaires médicaux, pour la retraite, l’invalidité et le décès.
Ce système garantit une
protection complète tout au long de votre carrière, mais il
comporte aussi des limites qu’il est important de connaître pour anticiper efficacement vos besoins.
Un régime social spécifique aux orthophonistes libéraux
Dès votre installation, vous êtes automatiquement affilié :
- à la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) pour la gestion des remboursements et indemnités maladie,
- à la CARPIMKO pour la retraite, la prévoyance et l’invalidité,
- et vous cotisez à l’URSSAF, qui centralise vos contributions sociales (maladie, maternité, allocations familiales, CSG-CRDS, formation professionnelle…).
Ces organismes constituent votre
protection sociale obligatoire. Ils vous assurent un
minium de sécurité financière en cas de maladie, maternité, invalidité ou départ à la retraite.
Couverture maladie et maternité : un régime aligné sur le régime général
Comme les salariés, les orthophonistes libéraux bénéficient d’une
prise en charge des soins médicaux, hospitalisations et analyses sur la base des
tarifs conventionnés.
Les cotisations sont obligatoires et calculées sur vos revenus professionnels déclarés.
Indemnités journalières en cas d’arrêt de travail
- Versées par la CPAM, elles s’appliquent dès le 4ᵉ jour d’arrêt de travail (après trois jours de carence).
- Leur montant dépend de votre revenu annuel moyen et varie entre 25,80 € et 193,56 € bruts par jour.
- La durée maximale d’indemnisation par la CPAM est de 90 jours consécutifs.
Indemnités maternité et paternité
Les orthophonistes libéraux bénéficient également :
- D’une allocation forfaitaire de repos maternel,
- Et d’une indemnité journalière pendant le congé maternité ou paternité, sous réserve de remplir les conditions de cotisation.
Ces aides visent à compenser la baisse d’activité pendant la période d’arrêt.
Incapacité et invalidité : relais assuré par la CARPIMKO
À partir du
91ᵉ jour d’arrêt de travail, c’est la
CARPIMKO qui prend le relais et verse une
indemnité journalière brute de 55,44 €.
Cette indemnisation
peut être majorée si vous avez des enfants à charge ou si vous avez besoin d’une tierce personne.
En cas d’invalidité
- Si votre taux d’invalidité est supérieur ou égal à 66 %, vous pouvez percevoir une rente annuelle de 10 080 € (invalidité partielle) ou 20 160 € (invalidité totale).
- Ces montants peuvent être complétés par des majorations familiales selon votre situation.
Ce dispositif permet d’assurer un minimum de ressources en cas d’arrêt prolongé ou de perte de capacité à exercer.
Retraite de l’orthophoniste libéral : base et complémentaire
Votre retraite repose sur deux niveaux :
- Régime de base : intégré au régime général et géré par la Sécurité sociale.
Vous cumulez des trimestres selon vos revenus et vos cotisations.
- Régime complémentaire : géré par la CARPIMKO, qui attribue des points en fonction du montant cotisé.
À cela s’ajoute une cotisation spécifique pour la
retraite supplémentaire et la prévoyance invalidité-décès.
Le calcul du montant final dépend du nombre de points acquis, du revenu moyen et de la durée d’assurance.
Bon à savoir : il est recommandé de compléter cette retraite obligatoire par un
plan d’épargne retraite (PER) ou
contrat Madelin, afin de maintenir votre niveau de vie à la cessation d’activité.
Prévoyance et décès : une sécurité pour vos proches
En cas de décès, la
CARPIMKO prévoit :
- Le versement d’un capital décès,
- Ainsi qu’une rente de réversion pour le conjoint survivant,
- Et éventuellement une rente éducation pour les enfants à charge.
Ces prestations garantissent une continuité financière à la famille, mais leur montant reste souvent limité — d’où l’importance de souscrire une
prévoyance complémentaire.